dimanche 25 janvier 2009

Les Noces Rebelles (Revolutionary Road), Sam Mendes


Plus de dix ans après Titanic, Sam Mendes réunit Leonardo Dicaprio et Kate Winslet dans une Amérique des 50's. Le couple emménage dans sa nouvelle maison sur Revolutionary Road, banlieue chic typique. Frank et April veulent conserver leur idéaux et ne pas se laisser piéger par les conventions sociales. Pourtant quelques mois s'écoulent, et la routine a pratiquement raison d'eux : le mari, qui deteste son job, cotoie pour femme une desperate housewife qui n'a plus de rêve. April ne peut plus supporter cette vie, qu'elle avait rêvé autrement et propose à son mari un projet fou : tout quitter et aménager à Paris. La plus belle ville du monde devient alors le nid idéal pour ce couple plein d'illusions. Frank pourra réfléchir à ce à quoi il aspire pendant que April deviendra le pilier de la famille : c'est elle en effet qui se lèverait chaque matin pour nourrir sa famille. L'homme à la maison, trop moderne? "Des gamineries", c'est ainsi que se résume le projet selon le voisinnage. Partir, tout laisser tomber, pour vraiment vivre, "sentir que son coeur bat", voilà ce à quoi Frank et April aspirent. Ne plus être piégé par un shéma social qui force la famille à rentrer dans une norme bien précise. Un joli salon, de beaux enfants (peu présents), une table bien dressée, dans un cadre où tout n'est qu'histoire d'apparence, Sam Mendes signe une oeuvre forte sur les déçus de l'American Way Of Life. Dicaprio est bouleversant par la complexité de son personnage, sa non-nomination aux Oscars est injustifiée. Kate Winselt est saisisante par l'authenticité de son jeu. Saluons également l'étonnant Michael Shannon, dans le rôle du mathématicien devenu "fou", un fou dérangeant qui ne l'est que parce que certains ont envie de le voir ainsi. Le réalisateur de l'excellent American Beauty nous offre un mélodrame sans mièvrerie, intelligent et empoignant. Au fond, qui ne souhaiterait pas partir aussi de sa revolutionnary road un jour, et fuir vers l'inconnu?


1 commentaire:

  1. Bon je te redi ce que je viens de te crier (limite) à l'instant sur msn : c'est un PUTAIN (désolée pour la vulgarité) d'article!! trés professionnel! continus comme ça! Merci j'ai envie de voir le film (et encore des sous à dépenser pour ça je te remercie pas! lol) biyOoOoOooO

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